Fioretti mai 2020

Le Pape nous accompagne chaque jour et nous aide à avancer vers Dieu.

Fioretti du pape François
Opus Dei - Fioretti mai 2020

La prière cultive des plates-bandes

Audience générale du 27 mai 2020 :

« La prière est la digue ; elle est le refuge de l’homme devant le déferlement du mal qui grandit dans le monde. À vrai dire, nous prions aussi pour être sauvés nous-mêmes. Il est important de prier : « Seigneur, s’il te plaît, sauve-moi de moi-même, de mes ambitions, de mes passions ». Les priants des premières pages de la Bible sont des hommes artisans de paix : en effet, lorsqu’elle est authentique, la prière libère des instincts de violence et elle est un regard tourné vers Dieu pour qu’il revienne lui-même prendre soin du cœur de l’homme. On lit dans le Catéchisme : « Cette qualité de la prière est vécue par une multitude de justes dans toutes les religions » (CEC, 2569). La prière cultive des plates-bandes dans des lieux où la haine de l’homme n’a été capable que d’étendre le désert. Et la prière est puissante, parce qu’elle attire le pouvoir de Dieu et le pouvoir de Dieu donne toujours la vie : toujours. Il est le Dieu de la vie et il fait renaître. »

La mondanité c’est une culture de l’éphémère, de l’apparence, du maquillage

À Sainte-Marthe, le 16 mai 2020 :

« Nous pouvons nous demander : quel est l’esprit du monde ? Quelle est cette mondanité, capable de haïr, de détruire Jésus et ses disciples, plus encore de les corrompre et de corrompre l’Église ? Comment est-il cet esprit du monde? Qu’est-ce que c’est? Cela nous fera du bien d’y penser. C’est une proposition de vie, la mondanité. Mais certains pensent que la mondanité c’est faire la fête, vivre de fêtes…. Non, non. La mondanité peut être cela, mais fondamentalement ce n’est pas cela.

La mondanité c’est une culture: c’est une culture de l’éphémère, une culture de l’apparence, du maquillage, une culture du “aujourd’hui oui, demain non, demain oui et aujourd’hui non”.

Elle a des valeurs superficielles. Une culture qui ne connaît pas la fidélité, parce qu’elle change selon les circonstances, elle négocie tout. Voilà la culture mondaine, la culture de la mondanité. Et Jésus insiste pour nous en défendre et il prie pour que le Père nous défende de cette culture de la mondanité. C’est une culture du prends et jette, selon ce qui convient. C’est une culture sans fidélité, elle n’a pas de racines. Mais c’est un mode de vie, le mode de vie aussi de beaucoup qui se disent chrétiens. Ils sont chrétiens mais ils sont mondains. »

La rencontre entre le je et le Tu ne peut pas se faire par des calculatrices

Audience générale, 14 mai 2020 :

« La prière est un élan, c’est une invocation qui nous dépasse : quelque chose qui naît au plus profond de notre personne et qui s’étend, éprouvant la nostalgie d’une rencontre. Cette nostalgie qui est plus qu’un besoin, plus qu’une nécessité : c’est une route. La prière est la voix d’un “ je ” qui tâtonne, qui marche à tâtons, à la recherche d’un “ Tu ”. La rencontre entre le “ je ” et le “ Tu ” ne peux pas se faire par des calculatrices : c’est une rencontre humaine et bien souvent on marche à tâtons pour trouver le “ Tu ” que mon “ je ” cherche. »

Si le diable est tranquille, ce n’est pas bon signe

À Sainte Marthe, le 9 mai 2020 :

« Quel est l’instrument du diable pour détruire l’annonce évangélique ? L’envie. Le Livre de la Sagesse le dit clairement : “C’est par la jalousie du diable que la mort est entrée dans le monde” (cf. Sg 2,24) –envie, jalousie, ici. Toujours ce sentiment amer, amer. Ces gens voyaient comment l’on prêchait l’Évangile et ils s’énervaient, la colère les rongeait de l’intérieur. Et cette colère les mouvait : c’est la colère du diable, c’est la colère qui détruit, la colère de ce “crucifie-le ! crucifie-le !”, de cette torture de Jésus. Il veut détruire. Toujours. Toujours.

En considérant cette lutte, cette expression si belle vaut pour nous aussi : “L’Église avance à travers les persécutions du monde et les consolations de Dieu” (cf. Saint Augustin, De Civitate Dei, XVIII, 51,2). Si une Église n’a pas de difficultés, il lui manque quelque chose. Le diable est trop tranquille. Et si le diable est tranquille, ce n’est pas bon signe. Toujours la difficulté, la tentation, la lutte… La jalousie qui détruit. L’Esprit Saint fait l’harmonie de l’Église, et le mauvais esprit détruit. Jusqu’à aujourd’hui. »

Il y a des mafias spirituelles, il y a des mafias domestiques

À Sainte-Marthe, le 6 mai 2020 :

« Jésus le dit clairement, dans l'Évangile de Matthieu : “Si ton œil est malade, ton corps entier sera malade”. Et “si ton œil ne voit que des ténèbres, combien de ténèbres y aura-t-il en toi ?” (Jn 12, 44-50). La conversion consiste à passer de l'obscurité à la lumière. Mais quelles sont les choses qui rendent malades les yeux, les yeux de la foi et les aveuglent ? Les vices, l'esprit du monde, la fierté.

Ces trois choses vous poussent à vous associer aux autres pour rester en sécurité dans l'obscurité. On parle souvent des mafias. Mais il y a des mafias spirituelles, il y a des mafias domestiques : c'est une recherche de quelqu'un d'autre pour se couvrir et rester dans l'obscurité. Il n'est pas facile de vivre dans la lumière. La lumière nous fait voir tellement de choses laides en nous que nous ne voulons pas voir : les vices, les péchés... Pensons à nos vices, pensons à notre orgueil, pensons à notre esprit mondain : ces choses nous aveuglent, elles nous éloignent de la lumière de Jésus. »